une société chinoise déforeste en rdc malgré le retrait de son permis d’exploitation

Une société chinoise déforeste en RDC malgré le retrait de son permis d’exploitation

Le 5 avril 2026, Pierre Mutaba, âgé de 62 ans, perd tragiquement sa jambe droite broyée par un arbre. L’exploitation forestière vient de faire sa victime dans la province de l’Équateur, en pleine forêt équatoriale congolaise. Habitant Ilema, une localité située à 9 km de Boende, l’un des grands centres de l’Equateur, Mutaba orientait ses porcs vers leur enclos, au campement de la forêt Bokolongo, dans le secteur de Losanganya, groupement Lingoy, lorsqu’il a été surpris par la chute de l’arbre dans la forêt d’Ilema, rapporte Faustin Bompose, le porte-parole de la société civile locale, à Mongabay. Mais, pour les « abatteurs d’arbres », dont Bompose rapporte également la version des faits, Mutaba aurait imprudemment pris part à la chute d’un arbre en cours d’abattage, après avoir demandé une cigarette aux « bûcherons ». La victime a été transportée au centre de santé de référence de Djoa. Selon Bompose, les « bûcherons » sont des employés de la société King Baisheng Forestery Development (COKIBAFODE), filiale de Wan Peng, une entreprise chinoise d’exploitation du bois établie également dans la province de Mongala voisine, appartenant aussi à Wan Peng. Cette dernière est citée dans le rapport d’EIA (Environmental Investigation Agency) relatif aux crimes environnementaux. À propos de ces crimes, le rapport décrit un système de pots-de-vin, une surexploitation forestière et le non-respect des permis d’exploitation pratiqués par des sociétés chinoises. En Équateur, d’après Bompose, COKIBAFODE opère sur la base des permis forestiers Nᵒ 001/20 et 002/20, que l’État congolais a annulés, par l’arrêté de la ministre…This article was originally published on Mongabay

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