ANTANANARIVO, Madagascar — Madagascar s’engage à prendre en compte le capital naturel dans sa gouvernance. C’est en substance ce qu’il faut retenir de la troisième édition du « Forum capital naturel » axée sur l’« intégration effective du capital naturel et de ses multiples valeurs dans les décisions politiques, économiques et financières », tenue à Antananarivo du 2 au 3 avril 2026. Cette rencontre a eu pour but de mettre à jour les acquis des éditions 2021 et 2022, ayant donné naissance au réseau NatCap Madagascar et à une feuille de route (2022-2024) avec des projets pilotes. « Le capital naturel procure aux humains des services écosystémiques. Mais ceux-ci sont invisibles lors des prises de décision. Cet oubli figure parmi les facteurs sous-tendant la dégradation de la nature », a dit à Mongabay Lie Haar Andriamanalina, la Natural Capital Officer chez WWF Madagascar, qui assure le secrétariat technique du réseau NatCap Madagascar. L’experte a précisé que la prise en considération du capital naturel dans la prise de décision, même pour de petits gestes quotidiens, est indispensable. Une plante succulente endémique de Madagascar (Pachypodium rosulatum) photographiée tout près du village d’Amboavola dans la commune rurale de Sarisambo, sur le littoral sud de l’île, le 19 octobre 2024. Image fournie par Rivonala Razafison. Inscrire la valorisation du capital naturel dans la Constitution Pour Ndrantomahefa Razakamanarina, expert en plaidoyer et président de l’Alliance Voahary Gasy, une plateforme des organisations de la société civile œuvrant pour l’instauration de la bonne gouvernance environnementale à Madagascar, il…This article was originally published on Mongabay

