L’extraction de gaz naturel comprimé du lac Kivu pour la cuisson fait partie de la stratégie du Rwanda pour atténuer les effets de la hausse des prix de l’énergie, notamment dans le contexte du conflit en cours au Moyen-Orient. Dr Justin Nsengiyumva, chef du gouvernement rwandais, estime que la production de ce gaz pour la cuisson est capable de répondre à la demande énergétique croissante en ce moment, d’autant plus que le pays produit plus de 50 mégawatts d’électricité connectée au réseau national depuis 2024. Il a tenu ses propos au moment où le dernier rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), publié au début de ce mois, montre que le continent africain a enregistré sa plus forte augmentation de capacités énergétiques renouvelables, avec une hausse de 15,9 %, soit 11,3 gigawatts supplémentaires en 2025. Ce rapport souligne notamment la nécessite pour les pays africains dans l’ensemble de tirer profit des potentialités de leurs ressources renouvelables pour booster leur résilience énergétique. « D’ici à 2028, le Rwanda sera également en mesure de résoudre le problème de l’approvisionnement en combustible pour la cuisson dans les écoles et autres institutions qui dépendent de combustibles polluants », a déclaré Nsengiyumva au cours d’une conférence de presse animée le 3 avril 2026 à Kigali. Ce gaz méthane du lac Kivu va alimenter environ 400 000 foyers et être bénéfique pour d’autres secteurs de l’économie nationale, notamment l’industrie et le transport. « Cette initiative devrait atténuer la pression exercée par la hausse des…This article was originally published on Mongabay

