un trafic « ahurissant » motivé par des croyances pousse le vautour à capuchon au bord de l’extinction au bénin

Un trafic « ahurissant » motivé par des croyances pousse le vautour à capuchon au bord de l’extinction au Bénin

Le vautour à capuchon, un petit rapace au plumage hirsute originaire d’Afrique subsaharienne, doit son nom à une petite touffe de plumes beige qui lui coiffe la tête tel un capuchon. Contrairement à d’autres espèces de vautours, le vautour à capuchon (Necrosyrtes monachus) préfère l’agitation humaine aux forêts. On le rencontre souvent près des villages, fouillant abattoirs et décharges à la recherche de viande et de déchets. « Ils ont toujours vécu à proximité des gens… Ce sont un peu les pigeons d’Afrique de l’Ouest », explique Nico Arcilla, présidente et directrice de la recherche au sein de l’International Bird Conservation Partnership (IBCP), qui a étudié de nombreuses espèces d’oiseaux d’Afrique de l’Ouest, dont les vautours à capuchon. Cette proximité avec les humains se paie toutefois au prix fort. En effet, peu craintifs, ces oiseaux sont capturés sans difficulté, souvent grâce à des appâts empoisonnés ou imprégnés de tabac et fixés à un hameçon, avant d’être mis en vente. Dans certaines régions du Nigeria, les habitants en consomment, mais la plus grande demande provient des usages liés aux croyances, notamment chez les pratiquants du vodun, la religion traditionnelle ayant donné naissance au vaudou dans l’hémisphère occidental. Pour nombre de croyants, ces oiseaux possèdent des pouvoirs surnaturels : ils pourraient attirer la chance, annoncer la pluie ou présager le malheur. Les adeptes réduisent alors certaines parties des vautours en poudre, pour fabriquer des savons rituels ou exposent les carcasses ou les têtes séchées dans leurs habitations pour attirer la chance, la…This article was originally published on Mongabay

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