réinstallation des twa : deux ans après une décision « historique », peu d’avancées dans le parc à gorilles de la rdc

Réinstallation des Twa : Deux ans après une décision « historique », peu d’avancées dans le parc à gorilles de la RDC

LUBUMBASHI — Deux ans après qu’une décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a été rendue publique, le gouvernement n’a pas encore pris en compte l’essentiel de ces recommandations. La décision, prise en 2022 et rendue publique en juin 2024, a reconnu des violations des droits humains dans l’expulsion des Twa pour la création du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), une aire protégée dans le bassin du Congo abritant des gorilles des plaines orientales, une espèce en danger critique d’extinction. Elle adresse 19 recommandations au gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), pour la correction d’une série de violations. Il est demandé aux autorités congolaises, par exemple, d’instituer aussi vite que possible une commission chargée d’effectuer une démarcation entre les terres ancestrales des Twa et celles du parc, situé dans le Sud-Kivu. La CADHP recommande aussi, outre les lois devant faciliter ces opérations, de « réintégrer les Twa sur leurs terres ancestrales ». « Depuis cette décision, le gouvernement n’a mis en place qu’une loi [en 2022], en faveur de la protection des droits peuples autochtones. Mais, pour le reste des recommandations visant le retour des Twa sur leurs terres, ces avis n’ont jamais été  faits. On a rencontré le ministre des Droits humains à Banjul ; on a eu l’occasion de lui demander la bonne foi du gouvernement, quant à l’application de cette décision. Mais il n’a pas lui-même compris en soi la thématique », explique Gentil Amuli, avocat et directeur général du Centre d’espoir pour les droits…This article was originally published on Mongabay

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *