Assis sous un arbre, dans le village de Bugobe, dans en chefferie de Kabare dans la province du Sud-Kivu, Jean-Paul Baderhakuguma échange avec des habitants sur les menaces qui pèsent sur le Parc national de Kahuzi-Biega, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Président du comité local de conservation, il fait partie des leaders communautaires mobilisés pour sensibiliser les populations pour la protection des gorilles de Grauer (Gorilla beringei graueri), une espèce en danger critique d’extinction sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à l’est du pays, aujourd’hui confrontée au braconnage et à la déforestation, suite à l’instabilité sécuritaire. « Nous sommes en train de mobiliser d’autres membres de la communauté pour qu’ils s’investissent dans la lutte contre le braconnage, la coupe illégale des arbres et les feux de brousse, afin de protéger les gorilles », explique-t-il. Depuis la recrudescence de l’insécurité dans plusieurs secteurs du parc, Baderhakuguma participe régulièrement à des séances de sensibilisation organisées dans les communautés riveraines. Il affirme avoir bénéficié de formations dispensées par l’administration du parc sur les techniques de conservation, la collecte d’informations et les mécanismes d’alerte. « Nous expliquons aux habitants que protéger le parc, c’est aussi protéger notre propre avenir. Beaucoup comprennent aujourd’hui que détruire la forêt, c’est menacer directement notre existence. Malgré la présence d’hommes armés limitant parfois nos déplacements, nous poursuivons la sensibilisation », souligne-t-il. Selon lui, les services écosystémiques fournis par la forêt renforcent l’adhésion des communautés aux efforts de…This article was originally published on Mongabay

