Une opération conjointe menée par Conserv Congo avec la police et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), le 17 juillet 2026, à Beni, dans la province du Nord-Kivu, en RDC, a permis de saisir 30 kilogrammes d’ivoire d’éléphant (25 pièces) et une peau de lion. Trois présumés trafiquants d’espèces sauvages protégées ont été arrêtés et remis aux autorités judiciaires compétentes, indique Conserv Congo, sur sa page Facebook. Pour Me Olivier Ndoole, juriste environnementaliste et coordonnateur de l’ONG Alerte congolaise pour l’environnement et les droits de l’homme (ACEDH), cette affaire illustre les effets de l’insécurité persistante dans l’est du pays sur les efforts de conservation. « Trente kilogrammes d’ivoire représentent déjà une quantité importante. Lorsqu’on y ajoute une peau de lion, cela montre que notre biodiversité subit une pression de plus en plus forte. Le contexte de guerre fragilise les aires protégées, complique le travail des écogardes et offre davantage d’opportunités aux réseaux de braconnage et de trafic qui tirent profit de cette instabilité », souligne-t-il. Selon lui, les conséquences dépassent largement la perte de quelques spécimens. « Cette biodiversité constitue un patrimoine national qui pourrait contribuer au développement économique, notamment grâce au tourisme et aux activités de conservation. Si les éléphants, les lions ou d’autres espèces disparaissent progressivement, ces pertes seront irréversibles et priveront les générations futures d’une richesse naturelle qu’il sera impossible de reconstituer », ajoute-t-il. Ndoole estime également que la réponse sécuritaire devrait intégrer une dimension environnementale plus importante. Il recommande notamment la création de…This article was originally published on Mongabay

