Si la période électorale est assez timide dans l’ensemble du pays, l’environnement s’est imposé comme un thème majeur dans les débats publics et les meetings, dans le cadre de la campagne pour la présidentielle du dimanche 12 avril au Bénin. Il figure bien dans les projets de société des deux candidats en lice. Le candidat de la majorité présidentielle, Romuald Wadagni, ministre d’État en charge de l’Économie, des finances et de la coopération, en duo avec la vice-présidente sortante, Mariam Chabi Talata, promet d’« améliorer le cadre de vie de tous les Béninois, partout dans le pays », à travers une série de nouveaux projets allant des logements sociaux à « la rénovation de 1 000 quartiers et villages vulnérables incluant routes, caniveaux, éclairage public et espaces verts », en passant par « l’extension du cadastre numérique à toutes les villes et zones rurales » et le renforcement de la mobilité urbaine et le développement du transport fluvial, ainsi que la gestion et la valorisation de 50 % des déchets pour protéger l’environnement. Prenant également en compte la rénovation des zones lacustres, son programme s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis 2016 sous le président Patrice Talon. Sa vision repose sur une modernisation ambitieuse du territoire, intégrant étroitement les enjeux environnementaux aux politiques d’urbanisme, de mobilité et d’habitat. Le bilan mis en avant par Romuald Wadagni souligne plusieurs avancées. Le programme d’asphaltage, avec plus de 425 kilomètres de voiries urbaines aménagés dans 15 villes, a amélioré la fluidité des déplacements tout en réduisant les nuisances liées…This article was originally published on Mongabay

