À Kolwezi, capitale provinciale du Lualaba, dans la ceinture du cuivre congolaise, l’arrivée du train en provenance d’Angola crée un marché, place de la Poste, au centre de la ville. Durant trois à cinq jours, commerçants et acheteurs affluent à la recherche des ustensiles de cuisine, des habits et autres. A son départ, le train repart vers la côte atlantique angolaise avec des centaines de tonnes de cathodes de cuivre et de concentrés de cobalt à destination des marchés américains et européens. Long de 1 700 km, le corridor de Lobito, devant relier le sud-est de la RDC depuis la frontière zambienne au port de Lobito, en Angola, évite aux miniers 45 jours de route par les camions vers Durban en Afrique du Sud ou Dar es Salaam en Tanzanie, pour 45 heures de transport de marchandises par le train, explique une note de plaidoyer des ONG Afrewatch et Fern. « On a emprunté la voie de Durban ou la voie de Dar es Salaam comme des voies d’évacuation par défaut. Mais initialement, depuis l’époque coloniale, c’était conçu que c’est par la voie de Lobito que les marchandises venaient de l’étranger vers le Katanga, et l’exploitation du cuivre se faisait du Katanga vers l’étranger », explique au téléphone Christian Buendwa, coordonnateur de l’ONG Protection des Ecorégions de Miombo au Congo (PremiCongo), basée à Lubumbashi. Selon lui, le trafic devrait attirer davantage de populations dans la région du Katanga, lorsque la voie de Lobito aura été réhabilitée. Cette réouverture, à l’image…This article was originally published on Mongabay

