La première réserve marine internationale au large de l’Afrique de l’Ouest est en cours de création entre les Canaries et la Guinée. Portée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), cette initiative s’inscrit dans le cadre du nouveau Traité sur la haute mer (BBNJ, sigle en anglais), un accord international protégeant la biodiversité dans les eaux internationales. Le projet vise, selon ses initiateurs, à sécuriser une zone de convergence océanique d’une « richesse biologique exceptionnelle ». Ce site « fournit des services écosystémiques essentiels à plus de 300 millions de personnes dans la région côtière de l’Afrique de l’Ouest », a déclaré Sikeade Egbuwalo, point focal BBNJ pour le Nigeria, à Mongabay. Cette zone constitue également un habitat crucial pour de nombreuses espèces, dont certaines sont menacées. Selon Hellen Njeri, coordinatrice régionale pour l’Afrique de la High Seas Alliance, une coalition internationale d’ONG et d’organisations environnementales, elle « sert de site vital de reproduction, de frai et de migration pour des espèces telles que les tortues marines et les lamantins ». Toutefois, cet écosystème est soumis à de fortes pressions, allant du réchauffement climatique à la pollution, en passant par l’exploitation minière, gazière, pétrolière et la pêche illégale, très répandue dans la région, selon les experts. Le défi majeur reste la surveillance de cet espace immense situé au-delà des eaux territoriales, selon Papa Diouf, biologiste marin et conseiller sur le projet. « En Afrique de l’Ouest, il ne sera pas très facile de gérer. Nous avons…This article was originally published on Mongabay

