Selon plusieurs gouvernements africains et nombre d’observateurs, l’Afrique, qui figure parmi les régions les plus vulnérables aux effets du changement climatique, ne bénéficie pas assez de financement climatique à la hauteur des défis auxquels elle fait face. À l’occasion du lancement d’un rapport conjoint de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de l’Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD), à New York, le 14 juillet 2026, la ministre gabonaise de la Planification et de la prospective, Louise Pierrette Mvono, a appelé à une réforme des mécanismes internationaux de financement du climat et de la biodiversité. Elle a plaidé pour des financements plus directs, plus prévisibles et plus équitables, ainsi que pour une simplification des procédures d’accès aux fonds, estimant que les pays fortement boisés, comme le Gabon, ne sont pas suffisamment soutenus malgré leur contribution à la protection des forêts et du climat mondial. Les pays africains, à travers le Groupe africain des négociateurs sur le climat (AGN), demandent également une réforme de ce mécanisme de financement. Les fonds de la finance climatique provenant de sources publiques, privées ou alternatives servent notamment à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renforcer l’adaptation des pays aux effets du changement climatique. Alex Sinandja, ingénieur agronome togolais et expert en risques, vulnérabilités et adaptation au changement climatique, explique à Mongabay que le fonctionnement de la finance climatique repose aujourd’hui sur plusieurs mécanismes internationaux, parmi lesquels le Fonds vert pour le climat (GCF), le Fonds…This article was originally published on Mongabay

