En 2025, 140 animaux sauvages ont été sauvés du braconnage et relâchés dans le paysage Ndoki-Likouala, un complexe d’aires protégées couvrant une superficie de plus de 34 000 km², plus grand que la Belgique, situé au nord du Congo-Brazzaville, plus grand que la Belgique. Parmi ces espèces, on dénombre 116 crocodiles nains (Osteolaemus tetraspis), représentant les saisies les plus importantes auprès des braconniers, selon le rapport annuel du Projet de gestion des écosystèmes périphériques (PROGEPP), un programme visant à protéger la faune sauvage et à préserver l’équilibre écologique dans la zone tampon de ce parc, sur 13 000 km², et co-géré par le ministère de l’Économie forestière, l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS) et la Congolaise industrielle des bois (CIB), une société forestière congolaise. Certaines des saisies ont également été faites au sein de la Réserve communautaire du Lac Télé, une galerie de forêts tourbeuses, faisant également partie du paysage Ndoki-Likouala. Selon Toni Romani, conseiller technique principal de cette réserve gérée par WCS Congo, les crocodiles nains, encore appelés « Ngoki » en Lingala, la langue locale, sont autant braconnés, parce qu’ils sont faciles à chasser. « Les braconniers vont les sortir de leurs terriers (pendant la saison sèche), dans les zones humides et marécageuses, à l’aide d’un crochet. Durant la saison des pluies, ils les chassent au fusil ou à la machette en les leurrant avec appel vocal », explique-t-il dans un courriel à Mongabay. Mesure de la taille de deux crocodiles nains par un écogarde avant leur relâchement dans…This article was originally published on Mongabay

