Après plus de quinze ans d’efforts, le Ghana crée sa première Aire marine protégée (AMP) pour freiner l’effondrement de ses stocks de poissons. La création de cette zone, officialisée le 14 avril par la vice-présidente Naana Jane Opoku-Agyemang, a été saluée comme un « moment historique » par Benjamin Campion, de la Commission des pêches du Ghana. La zone désignée couvre 703 kilomètres carrés (271 miles carrés) autour de Cape Three Points (Cap des Trois Pointes), à l’extrême sud du pays. Site de frai et de nourricerie essentiel pour les pêcheries de petits pélagiques, ciblant les espèces évoluant près de la surface de l’eau, la zone a été identifiée comme un espace clé pour la reconstitution des populations halieutiques en déclin. L’aire protégée sera organisée autour d’une zone centrale entièrement interdite à la pêche, entourée de secteurs où la pêche et d’autres activités pourront se poursuivre, mais sous réglementation stricte. « L’AMP s’inscrit dans une stratégie nationale plus large visant à relancer le secteur halieutique ghanéen, en appui aux mesures déjà engagées », explique Campion dans un courriel adressé à Mongabay. Au Ghana, la pêcherie de petits pélagiques est aujourd’hui au bord de l’effondrement, en raison de l’essor du secteur artisanal, qui a entraîné des années de surpêche, des pratiques destructrices des chalutiers industriels et des effets du changement climatique. Ces pressions font peser une menace croissante sur la sécurité alimentaire du pays, les petits pélagiques constituant la principale source de protéines animales pour la population. Pour alléger la pression…This article was originally published on Mongabay

