À l’est de la rdc, les journalistes environnementaux pris en étau entre guerre et intérêts miniers

À l’Est de la RDC, les journalistes environnementaux pris en étau entre guerre et intérêts miniers

Le 3 mars 2026, au moins 200 personnes ont perdu la vie dans l’éboulement d’une mine dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Un drame ayant été couvert par les équipes de Mongabay Afrique, mais qui aurait très bien pu rester dans l’ombre. « Moi, j’ai arrêté de couvrir ce qui se passe dans les zones minières, parce que vous pouvez être poursuivi quand vous parlez de ce qui se passe vraiment sur le terrain », décrit, lors d’un appel téléphonique, un journaliste vivant à Rubaya dans le Nord-Kivu, sous couvert de l’anonymat, pour des raisons de sécurité. « C’est seulement les autorités qui ont la parole. Si, sur un site, après un éboulement, vous voyez même 100 personnes mortes, si l’autorité a parlé de cinq morts, vous devez parler de cinq morts. Si vous parlez de ce que vous avez vu vous-même, ça devient un problème ; vous pouvez aller en prison. Beaucoup sont d’ailleurs en prison », ajoute-t-il en référence à des confrères qu’il a vu arrêter, ces derniers mois. Pourtant, après l’éboulement de la mine, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a parlé de l’évènement sur ses réseaux sociaux, en précisant qu’il s’agit d’un périmètre minier interdit à l’exploitation et à la commercialisation de minerais, tout en accusant le Rwanda d’être responsable de ces morts. Car, depuis janvier-février 2025, certaines zones de l’Est de la RDC situées le long de la frontière entre le Rwanda et la RDC, incluant Rubaya, sont sous le contrôle…This article was originally published on Mongabay

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