Selon une récente étude, les baisses de rendement agricole dues aux mauvaises conditions météorologiques sont fortement associées à la hausse du taux de migrations au Burkina Faso. Dans ce contexte un mécanisme d’adaptation à la baisse des moyens de subsistance des agriculteurs du pays, les migrations constitueraient ainsi un phénomène ayant des répercussions à la fois sur les régions de départ et sur celles d’accueil. Les changements environnementaux liés au climat constituent l’un des principaux facteurs poussant les populations à migrer pour de meilleures conditions. Les effets du changement climatique, notamment la hausse des températures et de la variabilité des précipitations, les inondations et les sécheresses, accentuent davantage ces migrations, en particulier au niveau des régions à faible capacité d’adaptation comme l’Afrique subsaharienne. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prévoit que l’Afrique subsaharienne pourrait connaître, d’ici à 2050, une augmentation du nombre de migrants internes de 17 à 40 millions en cas de réchauffement de 1,7 °C, et de 56 à 86 millions en cas de réchauffement de 2,5 °C. Liés rarement à un seul facteur, ces déplacements résultent d’une combinaison de stress environnementaux et de causes socio-économiques. Au Burkina Faso, les schémas migratoires sont déterminés par un ensemble de facteurs sociodémographiques (tels que l’âge, le sexe, la taille du ménage, le revenu et le patrimoine) et environnementaux (tels que la variabilité des précipitations, les températures extrêmes et la baisse de rendement agricole), selon une étude publiée le 5 mars 2026, dans la revue PLOS Climate. Ce…This article was originally published on Mongabay

