A Nyamunini, un petit territoire insulaire situé dans la partie rwandaise des eaux du lac Kivu à l’Ouest du Rwanda, Philippe Nyandwi, un agri-pêcheur de cette localité isolée, se considère lui-même comme « gardien de la nature ». Dans son quotidien, ce père de cinq enfants consacre une grande partie de son temps à travailler la terre de sa petite parcelle de deux hectares, alors qu’il doit se rendre à la pêche le soir pour gagner sa vie à tous les coups. « L’agriculture et la pêche constituent un avantage, même si nous parvenons à nourrir nos familles avec difficulté », confie-t-il à Mongabay. Sur les pentes abruptes des montagnes lacustres plongeant dans le lac Kivu, Nyandwi admet toutefois que dépendre entièrement de la terre et de la pêche est un combat au quotidien. En effet, les habitants de cette petite île du lac Kivu exploitent les pentes abruptes surplombant les plages pour cultiver une grande variété de produits : du mais en passant par la patate douce, le manioc et les haricots. La région bénéficie de fortes précipitations annuelles de 600 à 700 mm, réparties sur deux saisons de pluies : la première allant de février à mai, la seconde de septembre à décembre. Propriétaire d’une petite forêt d’eucalyptus et d’une plantation mixte de maïs, de haricots, de courges et d’autres légumineuses, Nyandwi affirme que les récentes inondations, ayant frappé cette zone, ont mis en lumière la vulnérabilité de l’agriculture de subsistance pour les habitants insulaires. Si Nyamunini offre…This article was originally published on Mongabay

