La République démocratique du Congo (RDC) veut valoriser ses déchets miniers. « Ce projet, soutenu par une garantie financière de l’État belge, marque une rupture avec l’exportation brute des minerais. Il impose la valorisation et la transformation locales du germanium issu des rejets miniers de Big Hill, tout en assurant un transfert de compétences technologiques vers la main-d’œuvre congolaise », lit-on dans un communiqué de presse de la présidence de la RDC, en date du 22 août 2026. Le communiqué rapporte que le projet a été évoqué lors d’un entretien entre le président congolais, Félix Tshisekedi, et l’ambassadrice de Belgique près la RDC, Roxane de Bilderling. Freddy Kitoko, avocat international congolais et expert des questions minières, explique à Mongabay que Big Hill, communément appelée le Terril de Lubumbashi, est une montagne artificielle de déchets miniers située dans la ville de Lubumbashi, au sud-est du pays. Elle culmine à environ 150 mètres, soit l’équivalent d’un immeuble d’environ 50 étages, et s’est formée par l’accumulation de résidus issus du traitement des minerais. « Ces déchets contiennent encore des métaux n’ayant pas pu être entièrement récupérés avec les techniques utilisées à l’époque, notamment du germanium, du zinc, du cuivre, du cobalt et de l’argent », souligne Kitoko à Mongabay. Selon le communiqué, le projet de valorisation du germanium, contenu dans les déchets miniers, repose sur un contrat d’investissement entre la Société du Terril de Lubumbashi (STL), une entreprise congolaise, et le groupe belge Umicore. En contrepartie de la garantie financière de l’État belge, l’entreprise…This article was originally published on Mongabay

