L’Afrique compte pour la première fois le plus grand nombre de personnes confrontées à la faim, selon un nouveau rapport de l’ONU publié le 21 juillet 2026. Le rapport indique que des solutions urgentes, combinant les innovations agricoles durables et la coopération internationale, peuvent aider à inverser cette tendance, dans un continent où de nombreux pays subissent des crises alimentaires prolongées. L’édition 2026 du rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI) révèle que le nombre de personnes souffrant de la faim en Afrique a presque doublé depuis 2010, passant de « 171 millions à 309 millions en 2025 », sous l’effet des conflits, des déplacements de population, des chocs climatiques, de l’inflation persistante des prix des aliments et de l’instabilité économique dans des pays comme le Soudan, la République démocratique du Congo, la Somalie et le Nigéria. Million Belay, expert et coordinateur d’IPES-Food, un groupe international de réflexion axé sur les systèmes alimentaires durables, affirme que la dépendance des pays africains aux importations de produits alimentaires et d’intrants agricoles les a rendus vulnérables à des crises « hors de contrôle ». Belay, qui n’a pas participé au rapport, indique que les investissements dans l’agroécologie en Afrique centrale et de l’Ouest, fondés sur la diversité des cultures, par exemple, ont permis aux pays de s’adapter aux changements climatiques, tout en renforçant leur souveraineté alimentaire. « Face à l’intensification des chocs climatiques, ces investissements ont permis à de nombreux pays de la sous-région de…This article was originally published on Mongabay

