À Atakpamé, dans la région des Plateaux, à 162 kilomètres de Lomé au Togo, les pseudo-troncs de bananiers, longtemps voués au pourrissement dans les plantations après les récoltes, connaissent une seconde vie, face à la prolifération des objets en plastique rencontrés dans les marchés, les boutiques, les restaurants, les supermarchés, comme dans les caniveaux, les cours d’eau ou les décharges sauvages. Jadis considérés comme de simples déchets agricoles, ils sont aujourd’hui transformés en fibres naturelles servant à fabriquer des cordes, des emballages biodégradables, du papier artisanal, des objets décoratifs ou encore du compost. Derrière cette initiative, se trouve BANAFIB, une startup togolaise fondée par la jeune togolaise Abra Rachel Badohoun. Celle-ci mise sur la valorisation des déchets résultant des bananiers, pour proposer des alternatives durables aux produits plastiques. Selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), publié en 2021, une part importante des déchets issus des produits plastiques finit dans la nature, faute de systèmes efficaces de collecte et de traitement. « L’idée est née d’un double constat. D’un côté, dans plusieurs zones agricoles du Togo, les troncs de bananiers sont abandonnés ou brûlés après les récoltes, alors qu’ils représentent une ressource exploitable. De l’autre, nous faisons face à une augmentation de la pollution liée aux emballages plastiques. J’ai donc voulu réfléchir à une solution qui transforme ces déchets agricoles en alternatives plus durables : fibres naturelles, cordes, emballages écologiques, papier artisanal et autres produits à valeur ajoutée », explique-t-elle. Au-delà de la lutte contre la pollution…This article was originally published on Mongabay

