« Il faut qu’on donne la part de Bikok ! ». C’est en ces termes fermes que Crescence Ottou, maire de la commune de Bikok, un arrondissement du département de la Mefou-et-Akono dans la région du Centre du Cameroun, aborde la question du partage des revenus générés par l’activité touristique du site du Kosipo, l’arbre millénaire. Situé à la limite entre ce département et celui du Nyong-et-So’o représenté par le village Ebogo, ce bois séculaire alimente depuis plusieurs mois des tensions entre les deux parties. Sa Majesté Fouda Patrick, chef traditionnel de 3ème degré du village Ebogo, reconnaît avant toute chose que cet arbre se trouve du côté de la Mefou-et-Akono, tout en précisant que son village, bien que n’en faisant pas partie, possède également des terres dans cet autre département. « Il faut préciser qu’Ebogo est situé sur les rives du Nyong [le deuxième fleuve le plus long du Cameroun, ndlr]. Et quand on traverse le Nyong, on est dans la Mefou-et-Akono. Mais, ça n’empêche que nos populations puissent traverser de l’autre côté, étant donné que tous les peuples qui sont au bord d’un cours d’eau ont généralement des terres des deux côtés de la rive. Par exemple, nous à Ebogo, nous avons beaucoup plus de terres du côté de la Mefou-et-Akono, que du côté du Nyong-et-So’o qui est notre département. Mais, l’arbre dépend de la Mefou-et-Akono et donc de la mairie de Bikok », précise-t-il. Cependant, le chemin habituel pour atteindre ce Kosipo est celui qui passe par…This article was originally published on Mongabay

