À la sortie d’un bourbier séché depuis avril et qui produit une épaisse poussière au passage des camions chargés de minerais, à environ 200 mètres de la Route nationale 39, un train s’est immobilisé sur un quai, où tout est grisaille, vétuste. La gare de Luilu, une petite infrastructure de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), est stratégique sur le Corridor de Lobito. Elle se situe à l’entrée de la cité de Luilu faisant partie de la ville de Kolwezi, capitale du Lualaba. « C’est notre jour de chance, le train est là ! », s’exclame tout enthousiaste Marco – un pseudonyme, une source de Mongabay ayant préféré garder l’anonymat. La cité de Luilu est un important pôle minier du Lualaba. Elle regroupe de grandes compagnies de cobalt et de cuivre telles que Kamoto Copper Compagny (KCC), filiale de l’anglo-suisse Glencore, et SICOMINES détenue par un consortium chinois. La petite gare permet ainsi le chargement rapide et discret des minerais vers la côte Atlantique. Une dizaine de vigiles veillent, nuit et jour, sur les cargaisons de minerais en attente d’exportation. Un marché sur le rail au quartier Musompo à Kolwezi. Image de Didier Makal pour Mongabay. Ce matin du 5 avril 2026, la petite gare est en effervescence. Des manutentionnaires déchargent les marchandises arrivées de Lobito. De la bière et d’autres produits agro-alimentaires sont directement chargés dans des camions jouxtant des wagons. « Le train est arrivé la nuit, entre minuit et deux heures du matin…This article was originally published on Mongabay

