côte d’ivoire : a grand lahou, la renaissance des mangroves se heurte aux réalités quotidiennes

Côte d’Ivoire : A Grand-Lahou, la renaissance des mangroves se heurte aux réalités quotidiennes

Braffédon, un petit village lagunaire de près de 3 000 habitants situé à 18 kilomètres de Grand-Lahou, dans le sud de la Côte d’Ivoire, vit essentiellement de la pêche. Ici, cette activité se transmet de génération en génération. C’est ce que raconte Jules Anouma, la trentaine, rencontré à la gare routière de la localité. Le jeune homme tient aujourd’hui une petite cabine téléphonique, une activité qu’il exerce en complément de la pêche. « La pêche n’est plus rentable. Les poissons deviennent de plus en plus rares, donc nous sommes obligés de faire autre chose pour survivre », confie-t-il. Comme lui, de nombreux habitants, pêcheurs depuis leur enfance, sont désormais contraints de diversifier leurs sources de revenus. Tous dressent le même constat : le poisson, principale richesse des eaux de Braffédon, se fait de plus en plus rare. Pour Anouma, l’une des principales causes de cette situation réside dans la disparition progressive des mangroves. Ces écosystèmes constituent à la fois des zones de reproduction pour de nombreuses espèces aquatiques et des barrières naturelles contre l’érosion côtière, un phénomène qui préoccupe fortement les populations de Grand-Lahou depuis plusieurs années. « Avant, nos parents revenaient avec des pirogues remplies de poissons. Aujourd’hui, on peut passer toute une journée sur l’eau et rentrer presque les mains vides. Les mangroves ont beaucoup disparu ici. Pourtant, c’est là que les poissons viennent pondre et grandir », témoigne-t-il. La réalité vécue à Braffédon est loin d’être un cas isolé. La quasi-totalité des villages lagunaires de Grand-Lahou, et…This article was originally published on Mongabay

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