Alors que les efforts environnementaux commencent à porter leurs fruits dans de nombreux pays développés, l’environnement continue globalement de se dégrader à l’échelle mondiale. Une récente étude révèle que cette situation est en partie attribué aux lourdes répercussions environnementales des firmes internationales dans les pays en développement, en particulier ceux d’Afrique. Les avis sur l’implication des multinationales, dans les destructions environnementales des pays en développement, sont depuis des années mitigés, voire contradictoires. D’un côté, des rapports suggèrent que ces entreprises peuvent contribuer aux efforts environnementaux des pays où elles sont implantées, grâce au transfert de technologies vertes et de pratiques durables. Mais d’un autre côté, des enquêtes ont montré que ces entreprises constituent une source majeure de destructions environnementales pour les pays en développement. Un important rapport de l’organisation de défense de l’environnement Mighty Earth a, par exemple, révélé que le cacao, l’une des matières premières clés des firmes internationales, est associé à plus de 90 % des pertes de forêts primaires en Côte d’Ivoire. Cependant, les études, concernant les implications des firmes internationales dans la dégradation environnementale des pays en développement, reposent généralement sur des données incomplètes ou imprécises. Les études, abordant la question de l’impact direct des multinationales sur l’environnement, sont rares. La nouvelle étude publiée le 12 mai 2026, dans la revue Nature Climate Change, apporte de nouveaux éléments d’information, grâce à un panel géospatial couvrant des millions d’entreprises nationales et multinationales, sur le continent africain entre 2007 et 2018. L’étude offre un aperçu plus complet et…This article was originally published on Mongabay

