au mali, les pompes solaires rebattent les cartes de l’irrigation

Au Mali, les pompes solaires rebattent les cartes de l’irrigation

Il est 11 heures du matin à Kabara, dans les périphéries de la ville de Tombouctou au nord du Mali. Le thermomètre affiche 44 degrés, aucun signe de l’eau. Cependant, en levant la tête, on aperçoit des parcelles verdoyantes. Billy Diallo ouvre les portes de son jardin pour y laisser voir l’eau jaillissant d’un tuyau relié à une pompe alimentée par des panneaux solaires. « Avant, j’utilisais plus de 4 litres de carburant par jour, soit plus de 6000 francs CFA [10,75 USD], pour pouvoir arroser un demi hectare. Aujourd’hui, il me suffit juste d’ouvrir les vannes et le dispositif se met en marche », confia-t-il. Un peu plus loin, au nord de la ville, à Abardjou, un quartier de la commune urbaine de Tombouctou, la technologie dompte à nouveau l’ensablement, grâce à ses installations solaires, financées par la Coopérative des femmes maraîchères du jardin de la paix, une ONG défiant le sable ayant englouti la clôture dudit jardin et ses espaces aménagés. Dadda Moudou, une sexagénaire, arrose son champ. Pour elle, l’impact de l’eau est sans appel : oignon, salade, tomate, laitue, pomme de terre sortent de terre. « Au début, rares sont ceux qui croyaient à ce projet. Maintenant, nous produisons toute l’année et nous gagnons beaucoup », affirme-t-elle à Mongabay. Grâce à ces acquis, le jardin autrefois abandonné reçoit des exploitants. De nombreux habitants du quartier se sont joints aux femmes de la coopérative pour produire. « Nous avons suffisamment d’eau et d’espace à partager ; nous…This article was originally published on Mongabay

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