Environ une espèce vivant dans le sol sur cinq, soit 20,3 %, est menacée d’extinction, selon une étude conjointe de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) et de l’ONG Conservation International. Publiée en avril 2026 dans la revue scientifique Oryx, cette étude constitue la première évaluation globale des risques d’extinction des espèces dépendantes du sol, à savoir les vers de terre, les champignons, les termites et d’autres micro-organismes. « Le sol est essentiel à la survie de l’humanité. 95 % de notre alimentation en dépend, et un sol sain pourrait stocker jusqu’à 27 % du carbone nécessaire pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés Celsius. Pourtant, malgré son importance, de nombreuses espèces, contribuant à la santé des sols, sont aujourd’hui menacées », indique le communiqué de presse annonçant l’étude. Les principales menaces pesant sur ces espèces proviennent de l’agriculture, de l’exploitation forestière, des changements climatiques, des événements météorologiques extrêmes et des incendies. « Ce rapport est une avancée importante dans la conservation. Jusqu’à présent, les politiques se sont concentrées sur la surface de la terre pour protéger ce qui est visible, comme les grands mammifères ou les forêts, en ignorant ces êtres moins visibles et, pourtant, tout aussi essentiels, puisque la sécurité alimentaire mondiale en dépend directement, avec 95 % de notre nourriture ; laquelle repose sur la santé des sols », déclare Joseph Ganongo, expert en sécurité alimentaire en service au ministère de l’Environnement de la République du Congo, n’ayant pas participé à…This article was originally published on Mongabay

