À plus de 250 kilomètres au nord de Lomé, dans la préfecture de Blitta, le village d’Assouma Kondji abrite l’un des nombreux sites d’orpaillage artisanal de la région centrale du Togo. Le paysage est marqué par des trous béants éparpillés, des amas de terre retournée, des bassins d’eau trouble et des abris de fortune faits de bâches et de branchages. À l’ombre de quelques arbres, des femmes s’activent autour du lavage du minerai, tandis que des enfants circulent entre les zones de travail et les espaces de repos. Là, chaque mouvement semble raconter une réalité quotidienne faite de travail intense, d’exposition permanente aux risques, mais aussi d’une forme de résilience silencieuse face à des conditions difficiles. Sur ce site d’environ 150 orpailleurs, où l’activité minière rythme la vie quotidienne, les conditions restent rudimentaires. Les circuits d’eau sont improvisés, les résidus miniers s’accumulent à proximité des zones de travail, et les espaces domestiques côtoient directement les zones d’extraction. Cette proximité permanente entre des lieux de vie et de production crée un environnement, où les expositions aux pollutions sont continuées. Dans ce milieu, Rosine Atafeinam Abalo, docteure en géologie et présidente de l’Association des femmes du secteur minier ou en entreprise du Togo (AFEMET), mène depuis 2019 un travail visant à établir un lien concret entre la dégradation environnementale et la santé des populations, en particulier celle des femmes. Rosine Atafeinam Abalo, docteure en géologie et présidente de l’Association des femmes du secteur minier ou en entreprise du Togo (AFEMET) sur le…This article was originally published on Mongabay

