le bénin face aux défis liés à la préservation des aires marines protégées

Le Bénin face aux défis liés à la préservation des aires marines protégées

Les mouvements des pirogues et les filets en mer des pêcheurs béninois sont désormais réglementés. Par le passé, ils mènent librement leurs activités, de jour comme de nuit, à travers les 125 kilomètres de côte du pays. Toute la façade maritime était en proie à la pêche illicite. Une pêche qui, selon Laurent Houessou, détruit le stock de poissons. À en croire cet enseignant-chercheur à la Faculté d’agronomie de l’université de Parakou au nord du Bénin, spécialisé dans la gestion des aires protégées, la technique de chalut bœuf, qu’utilisent les navires, dépeuple la mer de ses ressources halieutiques. Cette pratique est transposée localement avec une forme de pêche dénommée « kéli-kéli ». Selon les explications de Houessou, cette technique permet à une catégorie de pêcheurs locaux de rafler les gros poissons jusqu’aux fretins. Pour les pêcheurs rencontrés à Cotonou dans les aires marines protégées de Donaten, et pour ceux de Ouidah et de Grand-Popo en activité dans l’aire protégée de la Bouche du Roy, c’est une forme de pêche consistant à placer de grands filets à mailles serrées entre deux grandes pirogues avec des moteurs hors-bord. Et dans un mouvement simultané des pirogues, les filets prennent les poissons et d’autres ressources halieutiques sur leur passage. « La dégradation de la pêche a commencé avec l’avènement de « kéli-kéli » qui racle le fond de la mer, pour ramasser toutes sortes de poissons », a souligné Louis Victor Amétépé, pêcheur au port de pêche de Cotonou, président de l’Union nationale des…This article was originally published on Mongabay

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